HISTORIQUE DE TALAIS ET PERSPECTIVES D'UN DÉVELOPPEMENT RURAL
 
Née à l'époque Gallo-Romaine du recul des eaux du Delta de la Gironde, TALAIS fut une île entre océan et estuaire jusqu'au XVème siècle.
Le Castera : Deux Tumulus indiquent la présence d'habitants à l'époque Gallo-romaine.
Sur la route des invasions normandes, TALAIS souvent victime de celles-ci, tire son nom de TALLAS qui signifie en celte, pillage, ravage.
Zone marécageuse parmi les plus insalubres du Bas Médoc, les habitants pâtissaient de cette fièvre transmise par les moustiques qui n'était autre que le paludisme.
C'est Henri IV qui décida le dessèchement des marais par un édit du 8 avril 1599, il fit appel aux Hollandais et confia à Maître Humphrey BRADLEY la concession des travaux.
C'est Conrad GAUSSEN qui fut le premier Maître d'ouvrage et qui y travailla avec l'appui du Maréchal de MATIGNON.
Ainsi les " flamands " viennent dans le Médoc au début du 17ème siècle assécher les fonds de l'Estuaire (Les Mattes) avec l'aide de la main d'oeuvre locale.

Les terres inondables des rives et des îles deviennent progressivement d'une part ;
- le Marais doux ; prés tremblants et salés qui furent utilisés pour l'élevage, la culture de la vigne et des arbres fruitiers. On y trouvait des moulins et des pêcheries.
D'autre part :
- des zones salées exploitées en Marais salants.

En 1838, une ordonnance royale créait le syndicat des Mattes du Bas Médoc, ayant pour mission la création d'une digue, afin de protéger les champs de cultures, et la réalisation d'un réseau hydraulique.
Les ressources principales au fil du temps furent la polyculture, l'élevage, la pêche et l'ostréiculture qui fut une extraordinaire " Manne " tombée non pas du ciel mais d'un bateau, les huîtres trouvèrent dans l'Estuaire un milieu idéal pour proliférer.
Ce fut une richesse pour TALAIS et les villages voisins. La majorité des familles Talaisiennes purent vivre de l'ostréiculture, ou en faire un complément de ressource important.

TALAIS fut une Commune très prospère jusqu'aux années 1970 où l'on compta jusqu'à 19 commerces.                                               
L'extension des quais du Port du Verdon et le creusement des passes de la Gironde, provoquèrent l'envasement des parcs à huître et l'expropriation des ostréiculteurs par le Port Autonome de Bordeaux.
Dans les années 80 le classement de l'Estuaire en zone D. pour cause de contamination au cadmium issu des mines de Decazeville, signa l'arrêt de mort de l'ostréiculture : ce qui causa une régression économique.
Actuellement les terres bordant l'Estuaire (Les Mattes) très fertiles sont exploitées principalement par les céréaliers qui obtiennent d'excellents rendements.
La proximité de l'océan et de ses plages, la beauté du plus bel estuaire d'Europe, le charme des marais, sont aujourd'hui à l'origine d'une activité touristique en développement et de l'augmentation continue de la population.
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